Comment la police fédérale fait parler les smartphones.

 

cellebrite

Vous pouvez vous procurez cet appareil et comprendre sont mode de fonctionnement sur Ebay

Le leader de l’investigation numérique (UFED, ou «forensic») de la téléphonie mobile étend son offre à l’analytique de données. 

Cellebrite à fait le buzz à l’occasion du salon Milipol, le salon mondial de la sécurité et de la sûreté des États, qui sait tenu du 17 au 20 novembre à Paris. La raison? Cette société d’origine israélienne s’est imposée comme le leader mondial en matière d’investigation numérique des téléphones portables, avec son équipement, une valise assortie d’un petit ordinateur, devenu l’outil de travail indispensable des polices et gendarmeries du monde entier. Sa solution UFED (Universal Forensic Extraction Device) parvient désormais à* faire parler * près de 16000 terminaux mobiles différents, qu’il s’agisse de smartphones, tablettes ou de GPS. UFED est considérée comme un standard par les experts de l’investigation.

Il est vrai que la société a su opportunément diversifier ses activités et surfer sur la vague des besoins de traçabilité numérique. Fondée en 1999 à Petah Tikva, près de Tel-Aviv, par Yossi Carmil, ex-Siemens, et l’ingénieur informatique Ron Serber, Cellebrite a démarré en tant que spécialiste du diagnostic des téléphones en boutique. Avant de prendre le virage de l’investigation des mobiles, une branche qui a vu son activité croître de 25 à 30% au cours des trois dernières années. Présente dans 110 pays, l’entreprise dont le chiffre d’affaires avoisine les 100 millions de dollars, aligne plus de 35000 dispositifs UFED à travers le monde.

Restaurer les messages effacés

Il y a dix ans, 90 % de la recherche de traces numériques se concentrait sur les PC. Aujourd’hui, c’est le smartphone qui est devenu le principal terrain de chasse des enquêteurs. D’où le succès de Cellebrite qui a développé un outil permettant d’extraire, d’analyser ou de restaurer tous types de données, y compris les messages qui auraient été effacés.

Passée en 2007 dans le giron du groupe japonais Sun Corporation, Cellebrite qui compte près de 500 salariés, n’en demeure pas moins à la pointe grâce à son centre de R&D israélien qui concentre la moitié des effectifs. Israël possède un important réservoir de spécialistes en cryptage de données et autres experts en “reverse engineering ” mais elle emploie aussi des gens qui viennent du monde de la police et de l’armée, la force de Cellebrite repose surtout sur la réactivité des équipes.

Reste à savoir si la société pourra conserver son avantage compétitif. Le marché du mobile, comme celui des app , est hyper évolutif; seul un acteur de niche pouvait creuser l’écart dans l’investigation numérique, affirme le responsable commercial de Cellebrite. Quand Snapchat est arrivé, c’était la panique générale. Nous avons été les premiers à offrir aux enquêteurs une solution pour récupérer les messages et les photos. – La firme devrait encore agrandir son terrain de chasse, comme le montre l’évolution de son offre depuis peu élargie à l’analytique de données – y compris photographiques, optimisée par la reconnaissance faciale et au Cloud (informatique en nuage).

 

0 Commentaire

Laissez une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*